Les voitures ne seraient pas les seules à polluer Paris. Dans la capitale, le métro serait un gigantesque créateur de particules fines et dans les stations de la capitale, l’air est beaucoup plus irrespirable qu’il n’y paraît.

Les taux de particules fines explosent dans les stations de métro

Depuis le 1er juillet, les voitures trop polluantes ont été interdites de circulation, en journée, dans Paris. Et pourtant, ces dernières ne seraient pas aussi polluantes que le métro qui circule dans la capitale. C’est en tout cas ce que révèlent les chiffres publiés, en direct et sur son site internet, par la RATP.

La concentration en particules fines dans les stations de métro et de RER dépasserait même largement les seuils fixés par l’Union européenne. Dans les stations Franklin-D.-Roosevelt et Châtelet, ainsi que dans la station de RER Auber, la RATP a enregistré des taux de particules fines PM 10 allant entre 70 et 120 µg/m3 d’air, avec des pointes allant jusqu’à 1 000 µg/m3, quand cette même concentration n’atteint "que" 25 à 30 µg/m3 dans les rues de Paris.

La RATP renouvelle son matériel pour limiter la pollution des stations

Selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), publié en 2015, cette pollution serait liée au fonctionnement du métro et notamment à l’usure du métal liée au frottement des roues contre les rails, ainsi qu’au freinage. La pollution extérieure arrivant dans les stations et la difficulté à mettre en place des systèmes d’aération efficaces sont autant d’éléments qui expliquent ces taux de pollution.

La RATP semble prendre le problème au sérieux et a déjà ouvert des chantiers afin de réduire cette concentration de particules fines, grâce au renouvellement du matériel. Certaines rames ont également été équipées de systèmes de freinage électriques qui devraient faire leurs preuves. La régie publique affirme que depuis ces installations, le taux de particules fines dans les stations concernées a beaucoup baissé.

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