56 cas de rougeole ont été détectés en Île-de-France uniquement sur le mois d'octobre 2018. Prudence, car si la maladie est généralement bénigne, elle peut aussi entraîner des complications respiratoires et neurologiques sévères. 

Les cas de rougeole se multiplient en Île-de-France

La rougeole sévit en Europe et la France n'y échappe malheureusement pas. Selon le directeur général de l'Agence régionale de santé, Aurélien Rousseau, interrogé par France Bleu Paris le 8 novembre 2018, le pays a ainsi enregistré 56 cas en Île-de-France sur le seul mois d'octobre. Et ce, principalement dans le département de la Seine-Saint-Denis.

Pour rappel, selon l'OMS, la rougeole est une maladie virale extrêmement contagieuse qui touche surtout les enfants. Le virus se propage lorsque les malades toussent ou éternuent, ou par le contact direct avec des sécrétions nasales ou laryngées. Au final, chaque malade peut ainsi contaminer 15 à 20 personnes. 

Pas de médicament pour guérir

Responsable de fièvre et d'éruptions cutanées, la rougeole est généralement une pathologie bénigne, mais elle peut entraîner des complications respiratoires (pneumopathies) et neurologiques (méningo-encéphalite) lourdes. S'il existe des médicaments pour en soulager les symptômes, il n'en existe pas pour la guérir.

En juillet 2018, une jeune femme de 17 ans en est décédée à Bordeaux. En effet, les adultes sont également concernés, rappelle Aurélien Rousseau. Il précise que la rougeole n'est pas « quelque chose qui passe avec l'enfance, c'est une maladie préoccupante, très contagieuse et donc il faut qu'on agisse ». Le meilleur moyen de s'en prémunir reste la vaccination. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2018, le vaccin contre la rougeole fait partie des 11 vaccins obligatoires pour les plus jeunes.

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