Si généralement la faible prise de risque est associée à la vieillesse, une étude récente démontre que l’aversion au risque serait due à une perte de volume de matière crise. Ainsi, le vieillissement et la prise de risque ne seraient pas directement liés.

L’aversion au risque aurait une origine cérébrale

Alors que jusqu’ici il était commun de dire que la prudence venait avec l’âge, des études comportementales ont apporté une précision importante. En effet, ces dernières ont démontré que les adultes seraient amenés à prendre moins de risques en vieillissant.

L’aversion au risque était jusque-là considérée comme l’un des effets du vieillissement, mais des études récentes ont révélé que celle-ci proviendrait d’une perte de volume de matière grise, dans le lobe pariétal postérieur droit. Ainsi, l’augmentation de l’aversion au risque serait d’origine cérébrale.

Une étude réalisée sur des personnes âgées de 18 à 88 ans

52 personnes volontaires âgées de 18 à 88 ans se sont proposées pour réaliser cette étude. Ces dernières ont été soumises à des tests de prise de risque et à de l’imagerie cérébrale. Les résultats montrent bien l’existence d’un lien entre l’âge et la prise de risque, mais les chercheurs ont découvert que cette relation allait plus loin.

Les résultats révèlent que l’aversion au risque n’est pas directement liée à l’âge. En effet, un volume de matière grise peu élevé réduit la prise de risque d’un individu. Or, la matière grise diminue avec l’âge, mais peut être également indépendante à ce critère ; certains individus ont un volume de matière grise faible à cause de maladie par exemple. Ces résultats devraient permettre de mieux comprendre certains types de comportements.