Pour la septième année consécutive, la revue Prescrire a publié, le 31 janvier dernier, sa liste noire des médicaments à écarter de son armoire à pharmacie. 93 médicaments « plus dangereux qu’utiles » seraient donc à éviter.

93 médicaments à éviter, dont 82 commercialisés en France

« Des médicaments plus dangereux qu’utiles ». Voici les médicaments traqués par la revue Prescire, qui en a listé par pathologie près de 100 : 93 très exactement, dont 82 commercialisés en France. « L'objectif est d'aider à choisir des soins de qualité, pour d'abord ne pas nuire aux patients et pour éviter des dégâts », est-il précisé en introduction.

Pour établir cette liste noire, les auteurs du bilan se sont basés sur les analyses de plusieurs traitements et leurs conséquences, publiées dans la revue de 2010 à 2018, en se penchant sur la « balance bénéfices-risques » de chacun d’entre eux. Sont ainsi pris en compte les effets secondaires excessifs et le manque d'efficacité.

Le Decontractyl et le Toplexil font leur entrée sur la liste noire des médicaments 

Cette année, trois médicaments épinglés en 2018 ont été écartés de la liste : un antibiotique qui n’est plus commercialisé dans le Monde (Ketek°) et deux autres en cours d’analyse, « car de nouvelles données ont montré que leur balance bénéfices-risques n'est pas nettement défavorable, ou que ces médicaments sont des options dans de rares situations ». Il s’agit de l’anticancéreux Lynparza° et de l’Uptravi°, autorisé dans l'hypertension artérielle pulmonaire.

Sur la liste 2019, six nouveaux médicaments font leur apparition : la méphénésine (Décontractyl°, Décontractyl baume°), utilisé en cas de contracture musculaire, l'oxomémazine (Toplexil° ou autre), antitussif, le trinitrate de glycéryle en application locale (Rectogesic°), l'acide obéticholique (Ocaliva°), la cimétidine (Cimétidine Mylan° ou autre) et l'ulipristal à 5 mg (Esmya°). Leurs effets indésirables seraient « disproportionnés dans toutes les indications dans lesquelles ils sont autorisés ».

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