Depuis le 1er juin, les clients du « tarif bleu » d’EDF ont vu leur facture augmenter de 5,9%. Soit une hausse de 85 euros pour les 25 millions de foyers concernés. Les clients de fournisseurs alternatifs pourraient également être impactés. 

Une hausse normale

L’augmentation des tarifs réglementés de l’électricité est monnaie courante. À chaque 1er janvier et 1er août, la facture augmente pour les consommateurs. Si cette année elle a eu lieu le 1er juin, c’est parce que le gouvernement a gelé les tarifs cet hiver pour une période de six mois afin d'éviter une facture trop élevée en pleine crise des Gilets Jaunes. Et une nouvelle augmentation pourra intervenir le 1er août, de l'ordre de 1 à 2% hors taxe, soit une augmentation de 9% toutes taxes comprises sur l’année 2019. 

Pour justifier cette hausse, EDF indique se calquer sur l’augmentation des prix d’autres énergies au niveau mondiale. Une indexation autorisée par la loi française sur l’évolution des prix de gros de l’essence ou du charbon pour ne pas pénaliser les producteurs d’électricité face à leurs concurrents. Cette indexation serait la cause de 3,3% des 5,9% d’augmentation. 

Une hausse des prix à des fins de qualité 

La hausse du prix permet également de « sécuriser les approvisionnements », indique Jean-François Carenco, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), sur Europe 1. Il met en avant « l’extrême rareté des coupures en France ». Tout cela a un prix. 

Le tarif de l’électricité a pour but de payer les coûts de production. Des salaires des employés d’EDF aux parcs électro-nucléaires, la facture vient combler une dette de plus de 35 milliards d’euros. Des dettes notamment liées au retard du projet d’EPR à Flamanville.

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