De plus en plus de cétacés viennent s’échouer sur nos plages. Si les causes expliquant ce phénomène peuvent-être naturelles, elles sont parfois liées à l’activité humaine.

Plusieurs échouages de cétacés ces derniers mois

Le vendredi 28 avril 2017, les Arcachonnais ont assisté à un curieux spectacle : un cadavre de cachalot de 12 mètres de long et pesant près de 15 tonnes a été ramené au port d’Arcachon (Gironde). Le cétacé s’était échoué sur le banc d’Arguin quelques jours auparavant.

Si ce type d’événement est rare il n’en est pas pour autant unique. En novembre 2016 un cachalot s’est échoué au Havre (Seine-Maritime) entre le pont de Normandie et le port. Plus récemment, un cachalot est venu s’échouer sur la plage de galet de Terre Sainte, à la Réunion le 23 mars 2017. L’autopsie effectuée sur l’animal avait révélé que son foie était chargé de parasites. Une cause naturelle mais qui n’est pas toujours la seule.

Tempêtes et pêche industrielle expliquent ces échouages

Dans une interview accordée à nos confrères de 20 Minutes, Nicolas Thierry, vice-président du Conseil régional Nouvelle Aquitaine à l’Environnement et à la Biodiversité donne des éléments de réponses. « Plusieurs causes expliquent ces échouages massifs de dauphins ». Il cite notamment les tempêtes : « les courants et les marées, très forts cette année, ramènent les cadavres sur nos plages ». Il rappelle également les chiffres donnés par l’observatoire Pelagis « 7 000 à 8 000 animaux qui meurent chaque année en mer par capture accidentelle »

Mais une autre raison explique la cause de ces décès : la pêche industrielle. Une technique de pêche particulière où deux bateaux tirent un filet, attrape tous les poissons sur leur passage. Ceux qui ne sont pas commercialisables, comme les dauphins, sont relâchés bien qu’ils soient déjà morts. D’après Nicolas Thierry, « 800 dauphins ont été retrouvés », et parmi eux, nombreux ont été victimes de cette forme de pêche. Afin de faire baisser le nombre d’échouages, le Conseil régional Nouvelle Aquitaine à l’Environnement et à la Biodiversité propose une solution, actuellement à l'étude : un label « pêche transparente » qui permettrait de limiter le nombre de victimes de la pêche intensive. 

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