Les communes sont de plus en plus sensibles à l'enjeu de la pollution lumineuse, selon l'Association pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (ANPCEN), qui a labellisé 374 d'entre elles.

Une prise de conscience des collectivités quant à la pollution lumineuse

L'Association pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (ANPCEN) salue l'implication des communes françaises quant à la pollution lumineuse. Cette dernière a ainsi labellisé mardi 20 mars 2018, 374 d'entre elles. 

Au total, avec les labels précédemment accordés, ce sont 574 communes françaises qui détiennent entre une et cinq étoiles « villes et villages étoilés » pour leurs efforts en la matière. « Il reste plein de choses à faire, mais on voit une prise de conscience. L'extinction la nuit est devenue chose courante et concerne 12.000 communes aujourd'hui », estime la présidente de l'APCEN, Anne-Marie Ducroux, sur Europe 1.

Un label valable pendant quatre ans

Pour rappel, le label, qui existe depuis 2009, est valable durant quatre ans. Les communes doivent présenter un dossier. En 2017, 374 ont donc été retenues sur 500, comme Rochefort (Charente-Maritime), Lanester (Morbihan), Pessac (Gironde), soit des collectivités allant de 18 habitants à 61.000.

Si les communes semblent concernées, il reste encore du travail à effectuer. Et le retour de nuits plus noires n'est pas pour demain. En effet, selon l'ANPCEN, 91 % des communes pourtant labellisées n'exercent pas de contrôles sur l'éclairage des vitrines et façades, dont un arrêté de 2013 impose pourtant l'extinction à 1 heure du matin.

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