Le Plan canicule national a été activé le 1er juin comme chaque année. Pour 2017, il comporte une nouveauté : Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a demandé aux mairies de recenser les lieux frais où peuvent s’abriter les personnes les plus fragiles.

Une vigilance accrue

Comme chaque année depuis 2003, où la canicule qui s’était abattue sur la France avait été particulièrement intense et mortelle, le gouvernement a activé, le 1er juin, le premier niveau du Plan canicule. Il correspond à une veille saisonnière ainsi qu’à une campagne de prévention et de communication à destination de la population, notamment des plus fragiles (SDF, personnes précaire, femmes enceintes, personnes âgées, enfants).

Mais cette année, la ministre de la Santé nouvellement nommée, Agnès Buzyn, a décidé d’aller plus loin en demandant aux mairies de recenser les lieux frais où les personnes vulnérables pourraient s’abriter (supermarchés, cinémas, centres commerciaux…). Cette mesure a été annoncée lors d’une rencontre organisée entre la ministre et les partenaires du Plan canicule national.

Mieux cibler et prendre en charge les personnes fragiles

« Chacun doit avoir un regard attentif envers les gens de la rue, apporter une bouteille d’eau, appeler le 15 » a indiqué Agnès Buzyn.

Car si chacun doit prendre des précautions en cas de fortes chaleurs, notamment s’hydrater régulièrement pour éviter le coup de chaud, une attention particulière doit être accordée aux personnes isolées et fragiles. Les niveaux 2 et 3 du Plan canicule prévoient d’ailleurs que des hébergements d’urgence soient proposées aux personnes sans domicile fixe ou précaires. Agnès Buzyn insiste également sur la vigilance accrue à l’égard des personnes sous traitements médicamenteux, notamment les neuroleptiques, en hôpital psychiatrique ou en maison de retraite : pour éviter toute complication, il est essentiel que ces patients s’hydratent suffisamment et régulièrement. 

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