Une plaie large et rouge avec une plaque noire au milieu : ce n’est pas ce qu’on a l’habitude d’avoir après une piqûre d’araignée, du moins pas en France. Ce type de lésions a pourtant bien été constaté chez des patients dans les Pyrénées-Orientales.

L’araignée violoniste est présente en France depuis 2000

Brûlures, fièvre, douleur, voire une nécrose… Des patients se présentant aux urgences avec ces symptômes après une piqûre d’araignée ont rendu perplexe plus d’un médecin dans les Pyrénées-Orientales. D’habitude, ce type de lésions est dû à la piqûre de l’araignée recluse brune, également appelée araignée violoniste. Auparavant très peu présente en France, elle a pourtant été régulièrement aperçue depuis le début des années 2000. Leur nombre devrait en tout cas être très restreint.

L’araignée violoniste élit domicile dans des placards et des commodes, derrière des tableaux, dans les chaussures et des lits inutilisés. Elle est identifiable grâce à ses six yeux, alors que la plupart des araignées en ont huit. Ses pattes sont aussi claires, voire plus claires que son corps et elle n’a pas d’épines sur son corps ni sur ses pattes. Ses poils sont fins et courts.

La grande majorité des araignées sont inoffensives

En cas de piqûre d’araignée (identifiable grâce à deux petits points espacés d’un millimètre), il convient de laver soigneusement la zone touchée avec du savon, puis la désinfecter à l’aide d’un antiseptique, deux fois par jour. Une sensation de démangeaison est normale. Il convient toutefois de surveiller la zone touchée : en cas de complications, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin.

De manière générale, sachez que la grande majorité des araignées présentes en France sont sans danger pour l’homme. Tout comme l’araignée violoniste, à moins d’être dérangées, elles n’attaquent pas d’elles-mêmes.

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