C'est une tribune libre relativement passée inapercue dans le quotidien Libération, le 15 avril dernier, qui a déclenché la polémique. Un groupe de chercheurs du CNRS, de l'INRA et de L'Inserm dénonce l'utilisation à grande échelle de pesticides connus sous le nom de SDHI.

Des pesticides présents sur la plupart des cultures

Ils sont utilisés comme antifongiques sur les céréales et les fruits. Le problème, c'est que des traces de ces pesticides SDHI se retrouvent dans les céréales du petit déjeuner, et sur les fruits.

Ce que les chercheurs dénoncent, soutenus en cela par l'ONG Générations Futures, c'est que ces pesticides empêchent le développement des champignons en bloquant leur capacité à synthétiser l'oxygène. Le souci, c'est que ce processus peut aussi nuire aux cellules animales et humaines, qui utilisent des moyens similaires pour consommer l'oxygène. Ces pesticides sont soupconnés de jouer un rôle dans le déclenchement de cancers. 

Le principe de précaution doit jouer, pour Générations Futures

l'Anses, l'agence nationale de la sécurité alimentaire, a créé un groupe d'experts destiné à examiner les arguments avancés par ces chercheurs dans cette tribune. l'ONG Générations Futures réclame quant à elle des mesures préventives, basées sur le principe de précaution, inscrit dans la Constitution. 

D'après l'association, 70 à 80 % des surfaces agricoles sont traitées avec ces antifongiques SDHI, ainsi que nombre d'espaces verts, comme les terrains de golf, notamment. 

Pesticides : 80 % des fruits en contiennent