La réglementation européenne sur les perturbateurs endocriniens, et notamment sur leur interdiction, va être changée : mardi 4 juillet 2017, lors d’un vote, la définition de ces substances a été adoptée. Les associations de protection de l’environnement et des consommateurs critiquent déjà la décision qui a pu être validée après un changement de position de la part de la France.

Perturbateurs endocriniens : un texte validé grâce à la France

L’annonce d’un vote favorable pour la définition des perturbateurs endocriniens, définition qui va donc donner la liste des produits interdits et de ceux autorisés, a été mal accueillie par les ONG françaises. La France a en effet changé sa position permettant la validation d’un texte jugé trop peu protecteur pour l’environnement et la santé. Jusqu’au mardi 4 juillet 2017, la France, comme la Suède et le Danemark, s’opposaient à cette même définition.

La question est de taille puisqu’on sait que les perturbateurs endocriniens ont un effet néfaste sur la santé : un texte trop laxiste, comme le dénoncent certaines associations, entraîne donc une mise en danger des utilisateurs mais également de la faune.

La définition adoptée par la Commission européenne

Si la France a cédé, elle a obtenu gain de cause sur un certain point qu’elle considère fondamental : le principe de précaution. Avec l’adoption de cette nouvelle définition les substances interdites seront celles qui ont un effet avéré sur la santé, qui présentent un mode d’action endocrinien et pour lesquelles le lien entre l’effet et le mode d’action est connu. Mais, afin d’obtenir le vote de la France, la Commission européenne a également inclus dans cette définition les substances uniquement suspectées d’être des perturbateurs endocriniens.

Le flou demeure au niveau des pesticides qui agissent sur les arthropodes : ils sont exemptés alors que les scientifiques estiment que cette exemption est infondée. L’association Génération Futures a indiqué qu’elle « regrette que la France ait voté pour la proposition de critères pour les perturbateurs endocriniens faite par la Commission européenne car les critères maintenant adoptés ne permettront pas d’offrir un haut niveau de protection de la santé publique et de l’environnement. »

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