Les versements et retraits sur son plan d’épargne en actions (PEA) vont être simplifiés pour les utilisateurs. Une manière de rendre ce placement plus attractif qu’auparavant. 

Le PEA change de forme

Le Plan d’épargne en actions (PEA) n’a pas la côte auprès des Français. Et pour cause, les retraits entraînent une clôture et l’impossibilité de renouveler des versements. C’est désormais une histoire ancienne. Dorénavant, les retraits partiels effectués à partir de la cinquième année après l’ouverture du PEA n’entrainera plus rien de tout cela.

Cinq ans après l’ouverture d’un PEA, de nouvelles libertés s’offrent aux clients. Le retrait partiel mais aussi la possibilité d’alimenter de nouveau ce plan. Le gain net réalisé continue pour sa part d’être exonéré d’impôt sur le revenu mais reste bien soumis aux prélèvements sociaux. 

Des dérogations en dessous de 5 ans

Le plan ne s’applique pas sous la barre des cinq ans, sauf en cas de dérogation. Le rachat ou le retrait anticipé maintient le plan lorsque l’opération a pour cause le licenciement, l’invalidité ou la mise à la retraite anticipée du titulaire du plan ou de son conjoint ou de son partenaire lié pa un Pacs. (C. mon. fin., art. L. 221-32, II, al. 3). Ces retraits exceptionnels sont assujettis à la flat tax de 12,8% et aux prélèvements sociaux. 

Cette mesure tend à rendre davantage populaire le PEA et vient compléter la loi Pacte. La Banque de France a noté la baisse du nombre de plans en 2017. Les versements nets sur les PEA ont été négatifs et les Français ont retiré le double d’argent qu’ils n’ont déposés.