Les Parisiens, les Franciliens et les touristes ont été invités dimanche 25 septembre, de 11 heures à 18 heures, à laisser la voiture au garage et à se promener dans la capitale pour une journée sans voiture. Le bilan est contrasté.

Paris sans voiture, mais dans un périmètre précis

« Pour cette deuxième édition des Journées sans voiture à Paris, l'impact positif sur la qualité de l'air des rues fermées au trafic se confirme », déclare l'Association de surveillance de la qualité de l'air (Airparif). Elle souligne aussi que « par rapport à un dimanche comparable (le 11 septembre 2016, sans restrictions de trafic mais avec une météorologie similaire), une baisse moyenne de 20 à 35 % de dioxyde d'azote a été observée sur les stations d'Airparif situées dans le périmètre concerné ».

Pour cette nouvelle édition de Paris sans voiture, 650 km de chaussées étaient interdits aux voitures sur près de la moitié de la ville. Une zone bien plus étendue que l'année précédente. La vitesse était limitée à 20 kilomètres heure, pour les usagers bénéficiant d'une carte de résidant.

Un bilan trés nuancé 

Contrairement aux journées de pic de pollution ou aux événements type Fête de la musique, l’accès au réseau de RATP et SNCF pour la banlieu n'était pas gratuit. Ce que déplorait déjà l’année dernière le collectif Paris sans voiture, à l’origine de la journée, qui réclamait la mise en place d’un pass spécial.

Ainsi, de nombreux automobilistes dans Paris, mais aussi à la périphérie, ont massivement pris leurs voitures, afin d'atteindre les zones interdites aux véhicules. Airparif annonce que sur le boulevard Périphérique, la pollution a augmenté de 35 % traduisant d'un probable report de trafic. Certains axes routiers en proche banlieue étaient ainsi plus denses que d'habitude.