La ville de Paris a annoncé ce jeudi 2 mars 2017, que l’exposition de ses habitants aux ondes électromagnétiques serait réduite de 30 % par rapport au seuil de 2012.

Diminution du seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques

A la fin du mois de mars, une charte relative à la téléphonie mobile sera soumise au vote de la ville de Paris et des opérateurs Bouygues Telecom, SFR Group, Free Mobile et la Fédération française des télécoms (FFT). Elle permettra de fixer une nouvelle mesure de référence, abaissée de 30 % par rapport au seuil de 2012.

A partir du 1er avril 2017, le seuil des 2 400 antennes-relais présentes dans Paris ainsi que celles à venir, baissera de 7 V/m (volt par mètre) à 5/Vm. Une mesure qui permet, selon Julien Bargeton, adjoint aux Finances de la maire de Paris, Anne Hidalgo d’ « atteindre un équilibre par rapport aux besoins technologiques et pour réduire la réalité d’exposition des Parisiens ».

Paris est la métropole la plus protectrice d’Europe

Cette baisse du seuil d’exposition s’accompagnera de la création d’un Observatoire municipal des ondes, qui sera piloté par un comité d’orientation pour formuler des avis ou un bilan. Cet organe de surveillance sera composé de 20 membres : des élus, des associations, le ministère de l’Environnement, l’agence nationale des fréquences, l’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentaire nationale (Anses).

En fixant le seuil à 5 V/m, Paris se classe en tête des villes les plus protectrices d’Europe, devant Bruxelles, où la limite est de 6 V/m. « Ce sont des normes extrêmement strictes » a précisé Julien Bargeton.

À lire aussi : Électricité : la polémique gronde autour des compteurs Linky