À partir de cette semaine, les amendes dans les transports en commun et les trains ont augmenté de 20 % en moyenne. Cette hausse a été instaurée dans le cadre du renforcement de la lutte contre la fraude en Île-de-France.

Des amendes dont le montant a augmenté d’environ 20 %

La SNCF et la RATP ont décidé de déclarer la guerre aux fraudeurs. Les voyageurs du réseau RATP qui se déplacent avec un titre non valable devront payer une amende de 50 €, contre 33 € auparavant. Ceux qui prennent le train et dont le titre de transport ne leur appartient pas devront débourser 70 €, au lieu de 50 €. De plus, une amende non réglée passe de 50 à 70 €.

D’autre part, il y aura davantage d’agents de sécurité qui seront présents en civil « plus efficacement et discrètement dans les trains, notamment contre les fumeurs », a précisé le directeur général de Transilien. L’objectif des deux groupes est de récupérer plus de 30 millions d’euros.

Une fraude évaluée à plus de 63 millions d’euros par an

La présidente de la RATP, Elisabeth Borne, a annoncé : « nous consacrons chaque année 90 millions d'euros à la lutte contre la fraude ». Pour ce groupe, la fraude représente « 171 millions d’euros de pertes théoriques de recettes ». Cela correspond à 220 000 fraudeurs tous les jours qui prennent le train sans payer.

Pour compenser de telles pertes, la loi Savary adoptée en mars 2016 prévoit même des sanctions judiciaires pour les fraudeurs récidivistes. Ainsi, une fraude répétée sera sanctionnable à partir de cinq interpellations. Celle-ci sera passible de 7 500 € d’amende et six mois de prison. De nombreuses autres mesures ont été mises en place pour dissuader les fraudeurs dans les transports en commun.