Depuis sa découverte en 1991, la dépouille d’Ötzi, cet homme préhistorique mondialement célèbre, n’a cessé de servir de matière scientifique aux chercheurs. Elle a surtout permis de tirer des conclusions sur le mode de vie de nos ancêtres.

Une médecine préhistorique avancée

L’histoire commence en septembre 1991, lorsque des randonneurs sont tombés sur une momie naturelle d’un homme préhistorique. La dépouille a été découverte grâce à la fonte d’un glacier, entre l’Autriche et l’Italie. L’homme était âgé d’environ 45 ans, ce qui est déjà rare pour l’époque. L’analyse de ses cheveux et de ses intestins a montré qu’il souffrait de trichinose et qu’il tentait de se soigner avec des polypores du bouleau, un champignon connu pour ses propriétés anti-parasitaires. Cette découverte étonnante atteste du fait que nos ancêtres d’il y a 45 siècles utilisaient déjà des produits issus du monde végétal dans des buts médicaux.

Des maladies témoins de l’époque

Ötzi était également atteint de la maladie de Lyme, une infection bactérienne transmise à l'homme par piqûre de tiques. Celle-ci lui a occasionné des lésions articulaires, qu’il essayait de soigner : des tatouages en lignes régulières sur son corps en attestent. Par ailleurs, il était largement contaminé par des métaux provenant sans doute d’un atelier de forge. Les conditions de travail et de vie de nos ancêtres n’avaient donc rien d’enviable. Et puisque, comme nos immombrables autres ancêtres, il cuisinait et se chauffait grâce à un feu de camp, ses poumons étaient encrassés par la fumée.