Se faire livrer son dîner chez soi ou son déjeuner sur son lieu de travail : depuis une dizaine d’années, la tendance séduit de plus en plus de Français. De nouveaux acteurs ont émergé, prêts à répondre à cette nouvelle demande.

Se faire livrer un repas n’est plus un luxe

Depuis le milieu des années 2000, la livraison de repas ne cesse de gagner en popularité. En France, la valeur du secteur a carrément doublé depuis 2008. Preuve que le processus s’accélère, entre septembre 2016 et mars 2017, le chiffre d’affaires de cette activité a progressé de 20 % et s’établit aujourd’hui à 1,7 milliard d'euros, selon les données du cabinet The NDP Group.

Le succès de ces offres tient à un écart de prix de plus en plus faible entre la restauration assise et les plats livrés. Par exemple, selon le cabinet Gira Conseil, spécialisé dans l’alimentation hors domicile, une pizza en livraison coûte 12,30 euros en moyenne contre 10,20 euros en vente à emporter et 10,70 euros dans les restaurants italiens.

Concurrence oblige, les supermarchés mettent la main à la pâte

Ne voulant pas être en reste, les supermarchés se mettent eux aussi à la livraison. Pour les plus économes, à Paris Franprix propose par exemple un « menu gourmand » entrée-plat-dessert avec, en plat, deux cuisses de poulet et des pommes de terre, le tout à seulement 9,99 euros. Ou encore une part de pizza, un dessert et une boisson pour 7,99 euros. Les familles peuvent opter pour une plancha de charcuterie pour trois personnes pour 19,50 euros. Cerise sur le gâteau, pour compléter la formule, on peut même commander des produits ne nécessitant pas de cuisson tels que le fromage, le jambon, le miel, la confiture et des viennoiseries.

Casino, le groupe gestionnaire de magasins éponymes (également propriétaire des magasins Franprix) s’est même diversifié dans la restauration avec des enseignes comme À la bonne heure, Cœur de blé, Les Comptoirs Casino, Casino Cafétéria et son service traiteur St. Once.

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