Selon les analyses de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), les effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox seraient dus à des nanoparticules de métal. Le laboratoire Merck dément.

Nanoparticules de métal dans le nouveau traitement​ contre la thyroïde

Un an après la mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox, le médicament pour la thyroïde fait toujours débat. Alors que le ministère de la Santé organisait une réunion du comité de suivi de l’affaire ce 2 mai, l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a dénoncé, lors d'une conférence de presse, la présence de nanoparticules de métal dans le nouveau traitement.

Mais le laboratoire Merck a répondu à ces attaques. Valérie Leto, pharmacien responsable chez Merck, assure qu'il n'y a pas de nanoparticules, que ce soit dans « l’ancienne ou la nouvelle formule » du Levothyrox. Le laboratoire condamne « ​avec la plus grande fermeté ce type de contre-vérité et d’effet d’annonce qui ne font qu’inquiéter les patients sans l’étayer d’une quelconque preuve scientifique ».

7.000 plaintes ont déjà été déposées dans toute la France

Pour rappel, selon le ministère de la Santé, 17.000 personnes se disent victimes de la nouvelle formule du Levothyrox. Sur trois millions de malades de la thyroïde sous traitement en France, au moins un demi-million se sont détournés du nouveau Levothyrox. Ils ont ainsi décidé d'aller se fournir à l'étranger, ou ont opté pour les médicaments alternatifs arrivés peu à peu sur le sur le marché français.

En outre, une information judiciaire est ouverte depuis le mois de mars 2018 pour blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui et tromperie aggravée. Au total, 7.000 plaintes ont déjà déposées dans toute la France. Ces malades dénonçent des effets secondaires terribles : des maux de ventre, des nausées, des crampes...

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