Les progrès de l'intelligence artificielle bouleversent l'emploi. 14% des métiers actuels pourraient être effectués par des robots d'ici une dizaine d'années, selon l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Les robots s'inclinent face aux fortes qualifications

14% des métiers actuels pourraient être effectués par des robots d'ici une dizaine d'années, selon l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Les pays les plus concernés par cette probabilité de robotisation sont ceux où la population est la moins qualifiée. En Slovaquie par exemple, 33% des emplois pourraient être robotisés alors que seuls 6% des emplois norvégiens seraient concernés. 

Comme l'annonçait le récent rapport sur l'intelligence artificielle (IA) du député français Cédric Villani, des progrès technologiques considérables devraient être accomplis dans un avenir proche. La mutation de la sphère professionnelle apparaît déjà : les services et les opérations de banque sont majoritairement automatisés. À New York, Goldman Sachs ne dispose plus que de deux traders alors qu'elle en employait 600 en 2000. 

Les robots de service se multiplient

La vente de robot de service devrait s'accélérer. En Corée du Sud, 631 robots travaillent déjà au côté de 10.000 salariés dans les usines. Un record : la fédération internationale de la robotique (IFR) estime aujourd'hui à 74 le nombre de robots pour 10.000 salariés dans le monde, contre 66 en 2015. 

L'industrie n'est pas le seul secteur touché par la multiplication des robots. L'achat de robots de service par les particuliers se banalise. Dernière innovation en date : un robot sexuel commercialisé à 11.000 € par la société RealBotix. L'algorithme de l'intelligence artificielle du robot a été conçu pour plaire aux femmes. 

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