Les bananes bios qui trônent dans les rayons fruits et légumes des supermarchés ne se valent pas toutes, et pour avoir la garantie de normes respectées par les producteurs, le « bio » français devrait être privilégié.

La banane française est-elle vraiment "mieux que BIO" ?

Lors du dernier Salon de l’Agriculture, la campagne de communication orchestrée par l’Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe & Martinique (UGPBAN) avait largement fait parler d’elle. En cause, le slogan utilisé : « La Banane Française, mieux que BIO, c’est possible ! ». Un message qui avait valu au syndicat de producteurs une ordonnance de référé lui intimant l’ordre de modifier cette phrase jugée trompeuse.

Quelques semaines plus tard, l’UGPBAN n’a pas rendu les armes et dans une récente pétition adressée au ministre de l’Agriculture, également signée par 37 associations, demande officiellement au gouvernement et à l’Union européenne d’agir en faveur de la défense de la banane bio française.

Les producteurs de bananes en colère contre la concurrence déloyale

Le syndicat condamne la réglementation européenne qui autorise l’importation de produits bios, alors même qu’ils ne sont pas produits selon les mêmes normes de rigueur que celles auxquelles doivent se soumettre les producteurs français. C’est ainsi que les bananes produites en Amérique du Sud ou en Afrique, et qui ont, dans leur pays, obtenu une certification bio, peuvent être commercialisées en France avec ce même label, alors qu’elles ont souvent été cultivées avec des engrais et des pesticides aujourd’hui interdits par l’UE.

« Les organismes certificateurs des pays hors UE qui attestent du caractère Bio des produits agricoles, le font selon les normes Bio des pays concernés et non selon les normes européennes », condamne l’UGPBAN dans un communiqué diffusé en même temps que cette pétition. « Ce système s’avère trompeur pour le consommateur », poursuit le syndicat, qui exige un changement de la réglementation européenne pour imposer strictement les mêmes normes aux agriculteurs européens qu’aux producteurs extérieurs.

À lire aussi : De nouvelles fermes bio se lancent chaque jour en France