Lors de sa campagne électorale, Emmanuel Macron a peu parlé des dossiers environnementaux, qui ne semblent pas être sa priorité. Une frilosité que la nomination au poste de Premier ministre d’Edouard Philippe, fervent défenseur du nucléaire et du charbon, semble confirmer.

La préservation des accords de Paris

Les accords de Paris sur le climat, conclus lors de la COP 21, sont l’un des plus grands succès de la présidence Hollande. Signés par 195 États, ils prévoient de limiter la hausse des températures mondiales bien en-dessous du seuil des 2°C.

Qualifiés d’historiques, ces accords ont du plomb dans l’aile après que Donald Trump les a remis en question. Le président américain a en effet déclaré qu’il rendrait sa décision, quant au maintien ou non des États-Unis dans les accords, à la fin du mois de mai 2017. Le prochain sommet du G7, qui se tiendra les 26 et 27 mai 2017, sera l’occasion pour Emmanuel Macron, avec ses partnaires européens, notamment l’Allemagne, d’exercer une pression sur Donald Trump et, comme le rappelle le directeur de WWF France Pascal Canfin, d’assumer un rôle fort en matière de lutte contre le réchauffement climatique, indépendamment de la décision des États-Unis.

La transition énergétique

En matière de transition énergétique, et de sortie du nucléaire, Emmanuel Macron s’est engagé à réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique, de 75 % aujourd’hui à 50 % d’ici 2025.

Mais pour qu’un tel objectif soit atteint, le rythme des mesures doit être accéléré, d’autant plus que la France a accumulé du retard au cours des cinq dernières années. Un premier signe encourageant serait de fermer la centrale de Fessenheim qui, en dépit de la promesse de François Hollande, est toujours active, même si un décret pris in extremis le 9 avril 2017 par Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, a acté sa fermeture.   

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