Les maires des plus grandes villes du monde se sont mobilisés à Mexico, jeudi dernier, pour présenter leurs recommandations en faveur du climat. L’objectif est de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité de l’air pour les citoyens.

Lutter contre le dérèglement climatique

Le Cities 40 (C40) est le plus grand réseau de villes mondiales. Celles-ci étaient réunies la semaine dernière à Mexico pour trouver des solutions afin de lutter contre le dérèglement climatique et faire face au nouveau président américain Donald Trump. Le C40 est présidé par Anne Hidalgo, la maire de Paris qui succède au maire de Rio de Janeiro à la tête de l’organisation.

Anne Hidalgo s’est engagée à trouver des solutions « pour que les plus grandes et influentes villes du monde se mobilisent pour faire respecter l’accord de Paris » conclu à l’issue de la COP 21, il y a plus d’un an. Le C40 rassemble désormais 90 villes représentant au total 650 millions de personnes et 25 % du PIB mondial. Les maires de ces villes souhaitent réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre, sous peine de « payer le prix de l'inaction » et de voir l'objectif mondial des 2°C de réchauffement dépassé.

De nouveaux alliés dans la lutte contre le diesel

Plusieurs maires ont annoncé leur intention de ne plus recourir aux véhicules diesel d’ici 2025 afin d’améliorer la qualité de l’air des citoyens. Le carburant considéré comme polluant devrait donc être banni des villes de Paris, Mexico, Athènes et Madrid. En effet, ces quatre grandes villes envisagent de « faire tout ce qui est en leur pouvoir pour soutenir l'utilisation de voitures électriques, hybrides ou à hydrogène ».

La maire de Paris souhaite aller plus vite en bannissant le diesel de sa ville d’ici 2020. Depuis le 1er juillet, les véhicules les plus polluants ne circulent plus dans la capitale. Cette interdiction sera renforcée en 2017 par la mise en place d’un système de vignettes obligatoire. 

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