Si les émissions de gaz à effet de serre s’intensifient, les grandes villes mondiales pourraient connaître une augmentation de leur température de 7°C, voire de 8°C pour les plus peuplées d’entre elles, d’ici la fin du siècle.

Les « îlots de chaleur urbains » en grande partie responsables

D’après une nouvelle étude menée par l’Institut d’études environnementales (Pays-Bas), les grandes villes pourraient voir leur température augmenter de 7°C, voire de 8°C pour les 5 % des villes les plus peuplées, d’ici 2100.

Si 5°C de cette hausse seraient à attribuer au réchauffement climatique résultant d'une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les 2 à 3°C restants seraient liés aux « îlots de chaleur urbains » produits par la disparition des espaces verts dans les villes au profit du béton et de l’asphalte. Ces îlots expliquent que les températures dans les villes soient supérieures à celles relevées aux alentours des centres urbains. Par exemple, lors des épisodes de pic de chaleur ou de canicule, les températures sont bien souvent supérieures de 2 à 3 °C à Paris par rapport à celles enregistrées dans le reste de l’Île-de-France.  

Un scénario catastrophe

Ces projections se basent sur un scénario catastrophe de hausse continue des émissions de gaz à effet de serre, et donc de non-respect par les pays ayant ratifié l’Accord de Paris des engagements pris lors de la COP 21 pour une réduction des émissions de CO2 et une baisse de la température mondiale sous le seuil des 2°C d’ici 2100.

Selon ce scénario, qui repose sur l’étude de 1 692 villes, la cité médiane perdrait de 1,4 à 1,7 % de PIB par an d’ici 2050 et de 2,3 à 5,6 % d’ici 2100. 

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