Les gentils garçons, bons élèves et sages, sont, tout comme les filles, victimes de préjugés machistes à l’école. Un récent rapport sur le harcèlement scolaire alerte sur la fréquence de ces violences dans les cours d’école.

Les garçons, eux-aussi, victimes de violences machistes

Et si la violence scolaire était d’abord une affaire de genre ? C’est ce que suggère un récent rapport, rendu public par l’Observatoire européen de la violence à l’école, qui estime que de nombreux élèves victimes de harcèlement, ont déjà entendu des insultes machistes à leur égard. Et contrairement à ce qu’elles sous-entendent, ces violences ne sont pas seulement destinées aux filles.

Bien au contraire, les garçons sont, eux-aussi, victimes de ce type de violences dès lors qu’ils ne correspondent pas à certains standards de virilité. Lorsqu’ils sont jugés trop petits, trop gentils ou même encore trop bons élèves, les garçons sont les premiers à souffrir de la violence de leurs camarades de classe.

Plus de 25 % des garçons ont déjà été insultés en raison de leur bonne conduite

« La péjoration du féminin, voire le refus du féminin, est une base de l’oppression viriliste, qui s’exerce d’abord du garçon vers le garçon jugé faible », explique ainsi le sociologue Éric Debarbieux, directeur de l’Observatoire, en conclusion de ce rapport.Cette observation se traduit par des chiffres et selon cette enquête, qui a été menée sur 47.000 élèves scolarisés de l’école primaire au lycée, 25,8% des garçons ont affirmé avoir déjà subi des violences ou insultes en raison de leur « bonne conduite ». Ils sont par ailleurs 37% à avouer avoir déjà été confrontés à des insultes homophobes.

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