Les Français mangent moins de viande qu’il y a 10 ans. Cependant, leurs nouveaux modes de vie et de consommation les conduisent à en consommer davantage dans des plats préparés, parfois au détriment de leur santé.

La consommation de viande a baissé de 12% en 10 ans

Le steak frites est-il encore vraiment le plat préféré des Français ? La consommation de viande est en nette baisse en France, et cette tendance tend à se confirmer, année après année. C’est en tout cas ce que conclut une récente étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), qui affirme que la consommation de viande a baissé de 12% en 10 ans dans l’Hexagone.

Le CREDOC révèle ainsi qu’aujourd’hui, un Français consomme 2,4 fois par semaine de la viande de boucherie, contre 3,2 fois en 2007. Ce constat se vérifie pour la volaille, consommée à hauteur de 1,5 fois par semaine aujourd’hui, contre 1,7 fois en 2007. En 2007, un Français consommait 153g de produits carnés par jour quand, désormais, cette quantité n’est que de 135g.

Moins de viande fraîche, mais davantage de plats préparés

Pour expliquer cette nouvelle tendance, le CREDOC évoque divers éléments tels que l’évolution des modes de vie, les inquiétudes pour la santé, la sensibilisation à l’impact sur l’environnement, la question du bien-être animal ou encore le prix de la viande. L’organisme met également en avant une évolution des modes de consommation qui « réduit le temps de préparation des repas au profit des plats prêts à manger ». Conclusion : si les Français mangent moins de viande, ils en mangent davantage dans des plats préparés. « La part des produits carnés contenus dans les sandwichs, hamburgers, plats préparés, etc. représentait 25 % des actes de consommation de produits carnés en 2007, elle est passée à 30 % en 2016 », révèle le CREDOC.

Dans son étude, le Credoc rappelle que le Programme Nutrition Santé (PNS) recommande de manger une à deux fois par jour des viandes, volailles, produits de la pêche et œufs, en raison de leurs apports en protéines, en fer et en vitamines. Il a cependant été démontré par plusieurs études qu’une trop grande consommation de viande rouge et de charcuterie augmentait le risque de développer certaines maladies, telles que le cancer du côlon.

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