Les Everglades sont l’un des parcs nationaux les plus connus du monde : d’une superficie de 600 000 hectares, le parc vise à protéger un lieu très particulier où vivent des espèces uniques. Les Everglades sont en effet le plus grand marécage des États-Unis : situé en Floride, il est connu pour abriter des alligators… mais en réalité les espèces qui y vivent sont bien plus nombreuses, autant en termes de faune que de flore.

L’activité humaine menace les Everglades

Depuis des décennies, les Everglades sont en danger : le marécage n’existe que grâce à l’écoulement de l’eau en provenance du Nord du pays mais celui-ci a été stoppé. Entre les barrages pour produire de l’électricité, ceux pour stocker l’eau et ceux pour protéger les populations des inondations, les Everglades ne reçoivent plus autant d’eau qu’il ne le faudrait. Du coup, le risque est de les voir s’assécher.

Leur taille a déjà été réduite de moitié : avant la création du parc naturel les Everglades faisaient 1,2 million d’hectares. Un tiers sont partis aux mains de l’agriculture et seulement la moitié a été transformée en réserve naturelle. Une réserve naturelle en danger que des équipes de scientifiques et chercheurs tentent de protéger et, surtout, de restaurer.

Un budget de 10,5 milliards de dollars mais un projet en retard

L’inquiétude pour les Everglades est née à la fin du siècle dernier : dès l’an 2000 un gigantesque projet pour restaurer l’écosystème des Everglades, doté d’un budget de 10,5 milliards de dollars, a été lancé en Floride. Les scientifiques avaient alors beaucoup d’espoir et visaient à rendre aux Everglades leur santé d’antan en une vingtaine d’années.

Le projet est au point mort et rien n’a réussi : le calendrier ne sera fort probablement pas respecté. Mais les choses pourraient bouger rapidement car les politiques commencent à s’en mêler. Toutefois, les projets étudiés, qui consistent essentiellement dans l’acquisition de terres et dans le stockage d’eau pour restaurer le marécage, se heurtent aux critiques et aux réticences des industriels et des agriculteurs… avant même d’être officiellement lancés.

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