Des chercheurs américains, qui, pendant trois décennies, ont suivi plus de 500 personnes nées au début des années 1970 ayant été exposées au plomb pendant leur enfance, ont trouvé un lien entre la présence de ce métal dans le sang, et la diminution du quotient intellectuel (QI).  

L'exposition au plomb diminue le QI

Une étude américaine de l’université de Duke, réalisée sur trois décennies, a montré les effets néfastes de l’exposition au plomb durant l’enfance sur les capacités cognitives et la mémoire. Les conclusions de l’étude, publiée ce mardi 28 mars 2017 dans le Journal of the American Medical Association sont sans appel : plus les enfants ont une teneur en plomb élevée dans le sang, plus leur QI diminue.

565 enfants nés en Nouvelle-Zélande entre 1972 et 1973, et exposés aux vapeurs d’essence contenant une teneur élevée en plomb (dans les années 1970, l’essence contenait du plomb), ont été suivis de leur naissance jusqu’à l’âge de 38 ans, afin de déterminer l’évolution de leurs capacités intellectuelles.

Les séquelles du plomb sur le cerveau

L’exposition au plomb au cours de l’enfance provoque inévitablement des séquelles au cerveau. Les chercheurs, qui ont effectué une prise de sang sur les 565 enfants lorsqu’ils étaient âgés de 11 ans, ont ainsi constaté que ceux qui avaient un taux supérieur à dix microgrammes de plomb par décilitre de sang avaient un QI de 4,25 points inférieur à ceux qui présentaient des taux moins élevés.

À partir de ce constat, l’équipe de scientifique a pu calculer que toute augmentation de cinq microgrammes de plomb par décilitre de sang entraine une perte de 1,25 point de QI.

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