1 enfant jumeau sur 5 décède avant l'âge de cinq ans en Afrique subsaharienne, et les progrès en la matière tardent à se réaliser.

Les morts prématurées sont trois fois plus fréquentes en Afrique subsaharienne

Être enceinte de jumeaux n’est jamais chose facile. C’est d’autant plus vrai en Afrique, où ces situations, appelées « naissances multiples », sont un facteur aggravant pour le pronostic vital du bébé. Lorsqu’une femme a des enfants jumeaux dans cette région du monde, le risque de décès de l’enfant est multiplié par trois comparé aux enfants nés seuls. 21,3 % des enfants jumeaux y décèdent avant l’âge de cinq ans. Telles sont les conclusions d’une étude publiée dans la prestigieuse revue médicale The Lancet.

Pour arriver à ces chiffres, les chercheurs ont passé à la loupe les cas d’un grand nombre d’enfants : 1,7 million de naissances, dont 57 000 étaient des jumeaux. Les données ont été récoltées à travers 30 pays de l’Afrique subsaharienne entre 1995 et 2004.

L’Afrique subsaharienne est encore très loin d’atteindre les objectifs fixés

Selon les auteurs de l’étude, cette situation est due à deux facteurs présents dans cette région du monde et qui agissent ensemble : une mortalité infantile très élevée et une incidence de naissances multiples particulièrement fréquente. Toutefois, il est clair que cette situation ne peut pas être laissée en l’état.

Les Objectifs de développement durable de l’ONU enjoignent d’ailleurs l’ensemble des gouvernements du monde à veiller à ce que la mortalité néonatale (avant un mois) ne dépasse pas 12 cas pour 1 000 naissances d'ici 2030, et que la mortalité avant cinq ans reste en-dessous de 25 cas pour 1 000 naissances.