Les dauphins à l’état de sauvage, qui se nourrissent de poissons riches en mercure et évoluent dans des océans pollués, sont en moins bonne santé que les cétacés vivant dans des habitats contrôlés. 

Les dauphins sauvages souffrent d’inflammations chroniques

D’après une étude américaine publiée ce mercredi 3 mai 2017 dans la revue Plos One, les dauphins vivant à l’état sauvage sont en bien moins bonne santé que ceux qui sont en captivité dans des environnements contrôlés. Les chercheurs à l’origine de cette étude ont comparé des dauphins vivant au large de la Floride et de la Caroline du Sud, à des dauphins évoluant dans des aquariums ou des habitats contrôlés en Georgie et en Californie.

Ils ont ainsi constaté que moins de la moitié des dauphins sauvages étaient cliniquement normaux, et que nombreux étaient ceux à présenter des inflammations chroniques, des maladies infectieuses ou des tumeurs.

Les dauphins, en haut de la chaîne alimentaire

Les dauphins étant des prédateurs situés en haut de la chaîne alimentaire, ils ingurgitent tous les métaux lourds, notamment le mercure, accumulés par leurs proies. Car plus un poisson est gros (et donc plus il occupe une place élevée dans la chaîne alimentaire), plus sa concentration en mercure est forte. En outre, la mauvaise santé des dauphins sauvages est révélatrice de la dégradation des océans, qui sont de plus en plus pollués.

À l’inverse, les cétacés qui évoluent dans des univers protégés sont moins exposés : la qualité de l’eau et leur nourriture sont contrôlés et des vétérinaires surveillent régulièrement leur état de santé.

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