Une étude a révélé la possible dangerosité des produits dits « ultra-transformés » pour la santé des consommateurs. Si les aliments industriels ne sont pas à diaboliser, il faut toutefois rester prudent.

Des maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires

Jambon, poêlées de légumes cuisinés, soupes déshydratées, sodas, lasagnes… Tous les aliments qui ont subi plusieurs procédés de transformation ou qui contiennent des additifs, sont considérés comme « ultra-transformés ». Une catégorie de produits dont il faut se méfier puisque ces derniers pourraient augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral et d’infarctus. 

C'est ce que révèle une étude de l’Inserm publiée le jeudi 30 mai 2019, et qui a été menée sur plus de 100.000 Français volontaires participant régulièrement au projet Nutrinet-Santé. Les scientifiques ont découvert « une association entre la part d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire des participants et un risque accru de maladies cardiovasculaires, à la fois coronarienne comme l’infarctus du myocarde et les maladies cérébrovasculaires comme l’AVC », explique le Dr Mathilde Touvier, directrice de l’étude. 

Des résultats connus mais à relativiser

Les résultats sont inquiétants. Les scientifiques ont observé une augmentation de 12% du risque cardiovasculaire pour une augmentation de dix points dans la part globale d’aliments ultra-transformés ingérés. Le risque est connu. Depuis plusieurs années, le lien entre aliments ultra-transformés et risque de cancers et de troubles digestifs est avéré. Les chercheurs concluent à une hausse de la mortalité. 

Cependant, il ne faut pas céder à la panique. D’autres paramètres pourraient entrer en jeu et les scientifiques préfèrent être prudents et ne pas conclure à un lien clair de cause à effet. Pour la directrice de l’étude, il convient de « ne pas diaboliser tous les produits des commerces et de l’industrie parce que beaucoup sont tout à fait sains et pas ultra-transformés ». Il est conseillé de regarder la liste des ingrédients avant l’achat et de privilégier les aliments ne contenant pas d’additifs.

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