Si depuis le 1er janvier 2017, les femmes enceintes et les personnes souffrant d’affections de longue durée n’ont plus à avancer leurs frais chez le médecin, cela sera le cas pour l’ensemble des Français en novembre 2017. Cependant, l’instauration de cette mesure reste incertaine car fortement critiquée par les syndicats médicaux.

Le tiers-payant se généralise à partir du 1er janvier 2017 de manière facultative

La loi Santé prévoit une généralisation du tiers-payant à partir du 1er janvier 2017 de manière facultative, puis obligatoire au mois de novembre. 11 millions de personnes sont dispensées d’avancer leurs frais chez le médecin depuis ce mois de janvier, un droit qui sera étendu à l’ensemble des Français, sauf en cas de victoire de la droite à la présidentielle.

Le tiers-payant ne sera donc obligatoire pour tous qu’au mois de novembre 2017. D’ici là, seuls les médecins volontaires pourront proposer un tiers-payant couvrant à la fois la part de la Sécurité sociale et la part mutuelle. Les syndicats médicaux restent pour l’instant hostiles à cette réforme.

Un système complexe qui laisse les médecins perplexes

Le syndicat MG France a récemment appelé les praticiens à boycotter le tiers-payant pour la part complémentaire. « Nous n’avons pas suffisamment de garanties pour être remboursés dans de bonnes conditions », souligne le docteur Jacques Battistoni, vice-président de ce syndicat. Le médecin qui fait le choix de ne pas appliquer le tiers-payant pour la part mutuelle n’encourt aucune sanction.

En attendant sa généralisation, le tiers-payant est très critiqué. Certains professionnels mettent en avant sa complexité. François Fillon avait également souligné que cette mesure pourrait donner « le sentiment au patient que la médecine est gratuite et conduit à des abus ».