Le respirianisme, vous connaissez ? Non ? Ce n’est peut-être pas plus mal. L’idée derrière ce mouvement né dans les années 90 est le suivant : il est possible d’être en bonne santé en ne se nourrissant que quelques fois par semaine, le reste de l’énergie nécessaire à la vie étant captée dans l’air et la lumière du soleil.

Le respirianisme surveillé comme une secte

Les réseaux sociaux se font l’écho, ce mois de juin 2017, d’un article paru dans Paris Match, où un couple de respirianistes annonce ne se nourrir que trois fois par semaine et de manière frugale. Ils déclarent, comme tous les adeptes de ce mode de vie, que cela leur suffit et qu’ils absorbent également des nutriments de l’air et du soleil. La consommation d’eau aussi est limitée.

Les photos du couple, Akahi Rocardo et Camila Castello, ont de quoi étonner : ils sont en parfaite santé, alors que ça paraît impossible. Et en fait, ça l’est : le respirianisme est une pratique considérée dangereuse, si bien que la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) surveille le mouvement de près. Ils ne sont toutefois pas considérés secte.

Des effets néfastes sur le corps humain

La Miviludes tire la sonnette d’alarme, de même que plusieurs médecins qui se sont intéressés à cette tendance : le respirianisme ne se base sur aucune étude scientifique et paraît comme une fraude. S’il est vrai que l’homme peut se nourrir moins en règle générale et survivre, selon Eric Fontaine, nutritionniste et président du Collectif de lutte contre la dénutrition cité par 20 Minutes « Avec trois repas par semaine, on peut tenir une année ou deux, mais une personne dénutrie finit par mourir quand elle a perdu la moitié de ses muscles. Le plus souvent d’une infection ou d’un problème cardiaque ».

Le respirianisme, de l'avis concorde de tous les médecins, est donc dangereux pour la santé. Mais les réseaux sociaux semblent permettre au mouvement de se répandre, surtout auprès de la jeune génération.