Dans un document publié par l'ONG Universal Ecological Fund, des climatologues internationaux soulignent les risques liés à l’augmentation des températures et l’impossibilité de respecter l’engagement du seuil des 2°C.

Le troisième record annuel consécutif de chaleur depuis 1880

Alors que les signataires de l’accord de Paris se sont engagés lors de la conférence sur le climat en 2015 à ne pas franchir une hausse des températures de plus de 2°C, sept climatologues ont estimé que la température moyenne sur la planète pourrait augmenter de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, et cela dès 2050.

L’objectif est donc de ne pas dépasser cette limite, qui a été fixée pour éviter les effets néfastes du changement climatique. Le réchauffement climatique a déjà causé de multiples sécheresses, incendies de forêt, inondations et ouragans, dont le nombre a doublé depuis 1990. « Sans efforts supplémentaires par tous les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, l'objectif de limiter la hausse de température à 2 degrés Celsius pourrait même être atteint plus tôt que prévu », a prévenu Robert Watson, ancien président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), porte-parole de ces sept scientifiques issus de plusieurs pays.

Le risque du désengagement américain

La grande inquiétude pour ces experts est le risque de désengagement des États-Unis, qui sont les deuxièmes plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, derrière la Chine. Leur rôle est donc indispensable dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Les scientifiques rappellent que pour rester sous le seuil des 2°C, les émissions globales de CO2 devront être nulles d’ici 2060 à 2075. Cet objectif paraît compliqué, puisqu’aujourd’hui, 82 % de toute l’énergie mondiale provient de la combustion de pétrole, du charbon et du gaz naturel.

Pour en savoir plus : Le réchauffement climatique, une réalité ?