Alors que le réchauffement climatique a porté atteinte aux activités des pêcheurs et agriculteurs guatémaltèques, des initiatives sont prises pour réduire la vulnérabilité du pays.

Une lagune asséchée

Au Guatemala, les fortes températures enregistrées en 2016 et les faibles précipitations ont asséché la lagune d’Atescatempa, autrefois alimentée par deux rivières. C’est désormais un sol craquelé qui a remplacé l’eau turquoise de ce lac, qui était à la fois une zone prisée des touristes et une source de revenus pour les habitants.

L’assèchement de la lagune n’est qu’une des conséquences du réchauffement climatique dans ce petit pays d’Amérique centrale. Le phénomène climatique El Niño a créé un « couloir sec » en Amérique centrale, du Guatemala au Panama, laissant, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 3,5 millions de personnes dans l’attente d’une aide humanitaire. D’après le forum du climat d’Amérique centrale, El Niño pourrait à nouveau frapper en juillet 2017 et entraîner une hausse des températures dans la région.

L’économie guatémaltèque affectée

Conséquence de cet assèchement : tous les habitants qui vivaient de l’exploitation des ressources du lac Atescatempa se trouvent privés d’activité. Au chômage technique, ces populations souffrent également de malnutrition, car les poissons du lac nourrissaient leur famille.

Outre les pêcheurs, les agriculteurs ont également été affectés par le réchauffement climatique qui sévit dans la région. En vue d'augmenter la résilience des habitants du Guatemala, la Mancomunidad trinacional, un organisme guatémaltèque, a pris l’initiative de former 2 145 agriculteurs à la diversification de leur culture, car plus les productions agricoles seront diversifiées, moins le pays sera vulnérable aux aléas climatiques. 

À lire aussi : Le réchauffement climatique s’accélère, dépassant toutes les prévisions