Le prélèvement à la source bénéficiera de trois mois de mise en œuvre avant d’être évalué. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, qui s’est félicité d’un lancement sans « bug », a annoncé que cette évaluation serait rendue publique.

L’évaluation du prélèvement à la source sera rendue publique

Le prélèvement à la source est désormais entré en vigueur en France. Après des années de réflexion et des mois de préparation, le ministre de l’Action et des Comptes publics s’est félicité, lors d’une conférence de presse, de l’achèvement de cette mesure censée faciliter la vie des Français et réaliser de grandes économies. Et s’il n’est pas l’heure de tirer un premier bilan du prélèvement à la source, Gérald Darmanin l’envisage déjà.

Interrogé par la presse ce lundi 4 février, le ministre a affirmé qu’une première évaluation de la réforme serait établie au terme d’un trimestre. Cette dernière sera, a-t-il assuré, rendue publique dans la foulée.

Pas de « bug » majeur, malgré quelques cas particuliers

« On fera une évaluation, sans doute après le premier trimestre, et je la rendrai publique », a affirmé Gérald Darmanin, tout en félicitant les agents des finances publiques pour la réussite du lancement du prélèvement à la source. Le ministre a estimé qu’à quelques exceptions près, le prélèvement à la source avait été mis en œuvre sans « bug ».

Hormis quelques cas particuliers pour lesquels le prélèvement à la source a été reporté, d’un mois ou plus, le Fisc n’a reporté quasiment que des erreurs de taux de prélèvement. De nombreux contribuables se sont en effet vu appliquer un taux neutre, soit uniquement calculé sur leurs revenus, sans tenir compte de leur quotient familial, ce qui a pu représenter une très mauvaise surprise lorsque leur salaire du mois de janvier est tombé. Ce taux peut toutefois être modifié à tout moment et, pour les Français concernés, les choses devraient rentrer dans l’ordre dans un délai de deux mois.

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