La Française des jeux a passé un accord avec le réseau Florajet. Il sera bientôt possible de faire son loto tout en achetant son bouquet de fleurs.

Une vingtaine de fleuristes d’ici la fin de l’année

Depuis que la Française des jeux a passé un accord avec le réseau Florajet qui compte 5 700 adhérents en France pour 31 millions d'euros de chiffre d'affaires, les buralistes ne décolèrent pas. Pour l’heure, deux magasins sont concernés, à Allauch, dans les Bouches-du-Rhône, et à Mont-Saint-Martin, près de Longwy, en Meurthe-et-Moselle. Mais, d'ici à la fin de l'année, c’est une vingtaine de fleuristes qui devraient rejoindre ce projet.

Pour Pascal Montredon, représentant de la profession, qui s’en explique dans Le Figaro, le partenariat FDJ-Florajet est un « symptôme supplémentaire du malaise qui grandit entre les buralistes et la FDJ. Derrière le cas Florajet, d'autres problèmes se posent, notamment le fait que la FDJ a tendance à s'éloigner de plus en plus de son réseau historique ». D’autant que la Française des jeux multiplie les points de vente qui se retrouvent parfois en concurrence directe avec les débitants de tabac.

Les buralistes en colère appellent au boycott

Les buralistes d’Île-de-France appellent même au boycott de la nouvelle formule de l'Euro Millions qui sera lancée le 27 septembre. Au-delà de l’accord passé avec le réseau Florajet, ils stigmatisent la fermeture de points de vente en zone rurale, une rémunération insuffisante ou encore le « détournement » de la clientèle des buralistes via Internet.

Cette initiative, qui touche 4 500 adhérents franciliens, pourrait faire tache d’huile dans d’autres régions. Pascal Montredon demande à Christian Eckert, le secrétaire d'État en charge du Budget que soit inscrit dans le futur contrat d'avenir des buralistes un « volet sur la FDJ ».