Selon le dernier rapport de la Commission des comptes, le déficit de la Sécurité Sociale « se creuserait » et atteindrait 1,7 milliard d’euros en 2019.

Un chiffre dérangeant pour le gouvernement

En septembre 2018, on pouvait entendre à la radio la ministre de la Santé Agnès Buzyn afficher ses intentions pour réduire ce déficit. Les objectifs étaient pourtant clairs et les moyens d’y parvenir aussi. Une taxe sur les sodas ou encore une augmentation du prix des paquets de cigarette pour atteindre 10 euros en 2020.

Elle déclarait au Journal du Dimanche que « 30 % des dépenses de l'Assurance maladie ne sont pas pertinentes ».  La ministre expliquait d’ailleurs qu’il était possible d’ « économiser un milliard d'euros en mutualisant certaines dépenses, comme les achats de médicaments »

« Une croissance de la masse salariale (...) nettement inférieure à la prévision initiale » selon la Commission des comptes

Les chiffres de l’an dernier étaient pourtant convaincant avec le plus bas déficit depuis vingt ans (1,2 milliard d’euros).  Les prévisions espéraient une croissance de 1,7% pour cette année, mais celle-ci sera revue à 1,4%. Mais ce n’est pas le seul élément qui explique ce déficit.

Les concessions faites aux revendications des « gilets jaunes » en sont pour une partie responsable. La baisse des contribution sociale généralisée (CSG), l’augmentation du SMIC de 100 euros en janvier dernier ou encore la suppression des impôts et des charges sur les heures supplémentaires ont fait diminuer les caisses de l’Etat.

 

Sans solutions du gouvernement à toutes ces mesures, ce déficit pourrait atteindre 4,4 milliard d’euros.