Une transition épidémiologique

D'après des recherches, publiées dans la revue médicale The Lancet, le cancer a tué 2,5 fois plus de personnes que les maladies cardiaques dans les pays les plus aisés en 2017. Toutefois, sur les 55 millions de décès sur la planète cette même année, les maladies cardiaques restent la première cause de mortalité (40%). Dans le monde, 26% des personnes sont décédées d'un cancer.

Les deux enquêtes réalisées portent sur plus de 160.000 personnes et ont étudié 21 pays dont des pays à revenu élevé tels que le Canada et l'Arabie Saoudite au même titre que des pays à revenu faible (Bangladesh, Inde, Pakistan) et à revenu moyen (Argentine, Brésil, Chine). Gilles Deganais, co-auteur de l'étude et professeur à l'université Laval, au Québec note que le monde vit une transition épidémiologique, les maladies cardiovasculaires n'étant plus la cause majeure de mortalité dans le monde.

Un manque de prévention dans les pays les plus pauvres

Les travaux présentés au Congrès de la Société Européenne de Cardiologie (ESC) à Paris, ont montré que dans les pays pauvres les maladies cardiovasculaires étaient responsables de trois fois plus de décès en comparaison au cancer. Dans les pays riches, les facteurs de risque tels qu'un cholestérol trop élevé, une obésité ou un diabète sont principalement en cause (plus de 40% des cas) concernant les maladies cardiaques.

Toutefois, dans les pays pauvres, la pollution de l'air intérieur, l'alimentation et le faible niveau d'éducation sont principalement en cause. Les scientifiques recommandent donc davantage de prévention dans les pays au revenu faible et moyen afin de se concentrer sur la réduction du nombre de maladies non transmissibles.