Une entreprise chinoise a déposé en juin dernier la marque « Les calissons d’Aix » au bureau de la propriété intellectuelle chinois. Ce dépôt risque toutefois de poser problème à l’Union des fabricants des calissons d’Aix (UFCA) car la Chine pourrait fortement les concurrencer sur le marché des exportations.

Une réelle menace pour les fabricants français

Le dépôt de la marque « Les calissons d’Aix » par un entrepreneur chinois auprès des autorités de son pays a provoqué la colère des fabricants français de cette célèbre confiserie à base d’amandes et de fruits confits. En effet, ceux-ci souhaitaient développer leur produit à l’international, ils ont donc ouvert une procédure d’opposition.

Cette nouvelle tombe au moment même où les producteurs aixois désiraient développer la marque sur le marché international et notamment en Chine. « En tant que détenteur de la marque collective Calissons d'Aix, on a immédiatement réagi et déposé un dossier d'opposition auprès de l'office chinois des marques », a déclaré mardi Laure Pierrisnard, présidente de l'Union des fabricants de calissons d'Aix (UFCA) au journal La Provence.

Une protection à l’international indispensable

Cette réappropriation du calisson par une entreprise chinoise est regrettable pour les fabricants français qui tentent depuis plusieurs années de protéger leur marque. L’UFCA avait déposé une demande d’Indication géographique protégée (IGP) il y a 14 ans. Toutefois, l’exigence des critères requis freine cette procédure qui peine à se concrétiser. En effet, les producteurs doivent être d’accord sur certains points comme la taille ou la forme de cette confiserie. N’ayant toujours pas réussi à trouver une entente, l’entrepreneur chinois a saisi l’occasion.

Au niveau national, la protection de la marque est bien réelle. L’UFCA a déposé l’appellation « calissons d’Aix » en 1990 à l'Institut national de la propriété industrielle afin d’empêcher les autres régions de copier la confiserie. Si cette protection était suffisante à l’échelle nationale, hors de France elle n’est pas effective. L’UFCA souhaite constituer un nouveau dossier auprès des autorités européennes dès la fin du mois.