À Lannion, l’extraction de sable a été interrompue. La compagnie qui dirige le chantier a ordonné une suspension des prélèvements, dans l’attente d’un règlement du conflit qui l’oppose à des milliers de manifestants.

Les manifestants obtiennent une suspension du chantier de Lannion

Les cris des manifestants de Lannion ont été entendus à Paris. Mardi 13 septembre et à la suite d’une décision de la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), l’extraction de sable coquillier dans cette baie du nord des Côtes d’Armor a été suspendue. « La CAN, dans un souci d'apaisement, décide de suspendre ses prélèvements jusqu'au prochain comité de suivi début novembre », a ainsi indiqué la compagnie qui appartient au groupe Roullier, dans un communiqué.

Cette décision intervient après une manifestation d’envergure appelée par plusieurs milliers de manifestants, dimanche dernier, qui ont voulu alerter les pouvoirs publics des dangers de l’extraction de ces gros volumes de sable sur l’écosystème du littoral.

Le Conseil général va diriger une inspection des premières campagnes d’extraction

À l’origine du conflit autour du sable de Lannion, une décision de justice, rendue la semaine dernière. Celle-ci a confirmé l’autorisation donnée, en 2015, à la CAN, d’extraire du sable calcaire d’une dune sous-marine de cette baie, afin de l’utiliser pour réduire l’acidité de terres agricoles. La concession accordée à la CAN leur autorise donc, pour une durée de 15 ans, l’extraction de 250 000 m3 de sable par an.

Face à la mobilisation populaire, la ministre de l’Écologie Ségolène Royal a décidé d’intervenir et a annoncé qu’une inspection du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) examinerait les conditions de réalisation des deux premières campagnes d’extraction réalisées par l’entreprise dans les prochains jours.


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