Selon un bilan publié le lundi 25 juin par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, le nombre de loups en France atteindrait 430 animaux environ. Un chiffre en progression mais qui n’a pas encore atteint les objectifs du « plan loup » de Nicolas Hulot.

Le « plan loup » pour assurer la viabilité de l’espèce

En juin 2017, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire et Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, ont annoncé une refonte du dispositif de gestion du loup, un plan national d’actions 2018-2023. Objectif : « assurer la viabilité de l'espèce en France tout en protégeant mieux les troupeaux et les éleveurs ».

Ce « plan loup » concerne l’espèce Canis lupus et prévoit, aux dires du ministère de la Transition écologique et solidaire, une « évaluation à mi-parcours des mesures et leur ajustement, le cas échéant, pour la deuxième phase du plan ». Les propositions de Nicolas Hulot ont suscité de nombreuses critiques de la part de 24 parlementaires et d’élus locaux qui les ont jugées « irresponsables et déconnectées de la réalité ».

430 loups en France

Lundi 25 juin, le sujet est revenu sur le tapis avec la publication de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) du bilan de suivi des loups pour l’hiver 2017/2018. « Tous les indicateurs dont dispose le réseau Loup/Lynx indiquent que l'espèce est en phase d'expansion rapide sur l'ensemble du territoire national ». Une population en nette progression puisque le nombre de « zones de présence permanente (ZPP) est passée en France de 57 en sortie d'hiver 2016-2017 à 74 en 2017-2018, soit 30 ». Quant au nombre de meutes, il est passé de 57 à 42.

Aujourd’hui, la France compte environ 430 loups sur son territoire. Un chiffre à la hausse mais qui, selon l’ONCFS, « n'a pas encore atteint le seuil de viabilité prévu par le Plan Loup fixé à 500 individus ». Du côté des éleveurs d’ovins, on ne risque pas de se réjouir de cette nouvelle puisque selon leurs estimations, en 2017, le loup aurait tué 11.741 animaux, effectué 3.192 attaques et engendré 21,4 millions de dépenses publiques.

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