L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), en lien avec l’Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), commencera sa campagne d'exploration au printemps 2018 sur une cinquantaine de sites. 

Une campagne à un million d'euros

Les associations de surveillance de la qualité de l'air mesureront en 2018 la présence des pesticides dans l'air, dans le cadre d'une campagne exploratoire destinée à mieux évaluer l'exposition de la population, a indiqué ATMO France, qui fédère ces organismes. Cette campagne, pilotée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en lien avec l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), devrait commencer au printemps 2018 sur une cinquantaine de sites.

Une opération estimée à un million d'euros qui permettra d'évaluer « l'exposition moyenne de la population à cette pollution de fond mais aussi d'identifier d'éventuelles situations de surexposition (professionnels, riverains...) », précise le réseau dans un communiqué.

La présence de fipronil déjà prouvée

L'Anses avait estimé mi-octobre « partielle et hétérogène » la connaissance des niveaux de contamination de l'air par les pesticides, alors que « des études épidémiologiques mettent en évidence des associations entre des expositions aux pesticides et différentes pathologies chroniques ». L'Agence avait alors recommandé une surveillance nationale pendant un an de 90 substances prioritaires.

Selon l'Anses, certains produits comme le fipronil - à l'origine à l'été 2017 d'une crise liée à la découverte d'oeufs contaminés dans plusieurs pays européens - sont déjà considérés comme présents dans l'air et à surveiller à plus long terme. Mais la présence dans l'air de certains autres n'est en revanche pas aussi certaine, par exemple le controversé glyphosate, dont l'UE vient de renouveler l'autorisation pour cinq ans. 

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