Alors que se déroulera le 26 septembre la journée mondiale de la contraception, on apprend que la pilule n’a plus autant la cote, notamment chez les trentenaires. Mais comment l’expliquer ?

Les jeunes filles prennent encore la pilule

Les femmes ont davantage recours à la contraception qu’il y a quelques années. Selon le dernier baromètre santé de l’agence Santé publique France, le nombre de femmes qui expliquent n’utiliser aucun contraceptif est en baisse. Elles étaient 8 % en 2016 contre 9,1 % en 2013 et 13,6 en 2010. Seules 5 % de femmes utilisent des méthodes dites « naturelles » comme la symptothermie, la méthode des températures et le retrait.

Mais en ce qui concerne les moyens de contraception, il faut bien reconnaître que la pilule n’est plus aussi populaire qu’il y a encore quelques années. Alors que 40,8 % des femmes prenaient la pilule en 2010, elles ne sont que 33,2 % en 2016. Mais cette désaffection est moins palpable chez les jeunes filles : 60 % des 15-19 ans prennent encore la pilule. C’est après 25 ans que le nombre de femmes qui ont choisi cette contraception passe sous la barre des 50 %.

Peur des effets secondaires de la pilule

Chez les trentenaires, la proportion de femmes sous pilule chute significativement : seules 33,5 % des 30-34 ans ont choisi ce moyen de contraception. Certaines patientes craignent en effet ses effets secondaires comme les phlébites, les embolies pulmonaires ou les AVC (accident vasculaire cérébral). La pilule « connaît une désaffection qui persiste depuis 2012 suite au débat sur les risques liés aux pilules de 3ème et 4ème génération », notent les auteurs de ce baromètre.

En règle générale, les femmes remplacent la pilule par le préservatif ou le stérilet. Ce dernier moyen de contraception a connu un grand succès ces dernières années : 16 % ont choisi cette contraception en 2016 contre 8 % en 2010. L’implant a également été choisi par certaines femmes : 9,6 % des 20-24 ans en 2016, contre 4,1 % en 2013. Quant à la stérilisation définitive, elle est très rare chez les jeunes : seuls 5,4 % des 30-44 ans (hommes et femmes confondus) y ont eu recours en 2016.