Difficile pour les magistrats de comprendre qui est Rosa-Maria Da Cruz. La mère de Séréna, la fillette qui a vécu deux ans dans un coffre, a nié le 14 novembre les quelques soins prodigués à sa fille, qui ont pourtant existé. Déni ou mensonges ?

La mère de Séréna, la petite fille du coffre, change sa version 

Revirement total dans le procès de Rosa-Maria Da Cruz. La mère de famille est jugée à Tulle pour avoir fait vivre sa fille, pendant deux ans, dans une pièce en sous-sol et le coffre d'une voiture. Lors de son interrogatoire, l'accusée a donné une nouvelle version des faits. « Séréna, je ne l'ai jamais tenue dans mes bras », a-t-elle ainsi déclaré.

« Pendant au moins huit auditions, vous évoquez la naissance de votre petite fille, que vous avez habillée, prénommée, nourrie, et vous dites autre chose ensuite. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » l'interroge le président lors de cet interrogatoire, rapporté par franceinfo. « J’ai vu un expert, qui m’a fait prendre conscience que Séréna était une chose », répond la mère.

Elle affirme avoir vu sa fille pour la première fois lorsqu'elle a été découverte

L'accusée explique que lorsque la fillette est découverte dans le coffre de la voiture, elle la voit pour la première fois. Une version qui appuie donc la thèse du déni. Difficile pour le magistrat de comprendre s'il s'agit ou non de mensonges. L'une des magistrates insiste alors pour tenter de comprendre : « Vous êtes en train de mettre à mal tout ce que vous avez pu dire de positif sur ce qui faisait de vous une bonne mère. »

Pour rappel, la mère, aujourd'hui âgée de 50 ans, a caché aux yeux de tous sa fille Séréna pendant deux ans dans une pièce de son domicile et le coffre de sa voiture, s'occupant en parallèle de ses trois autres enfants. Livrée à elle-même, la fillette a donc grandi dans le silence et l'obscurité, ce qui a entraîné des dommages irréversibles. Rosa-Maria Da Cruz encourt 20 ans de réclusion pour violences suivies de mutilation ou infirmité permanente sur mineur de 15 ans par ascendant.​

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