Depuis deux jours, la polémique gronde autour de la traditionnelle double cuisson de la fameuse frite belge. 

L'Union européenne et la Belgique se fritteraient-elles ? 

Le ministre du Tourisme flamand a affirmé dimanche dans une lettre ouverte publiée dans le Het Laatse Nieuws, qu'« il est important de procéder avec prudence et de ne pas prendre des mesures qui auraient des conséquences non voulues et considérables pour notre riche tradition gastronomique ». En cause, les législations européennes qui selon lui pourraient menacer l'avenir de la célèbre frite belge

L'Union européenne (UE) mène en effet une campagne contre l'acrylamide - reconnu cancérigène chez les animaux. Cette substance se forme lorsque des aliments contenant de l'amidon (pain, céréales, pomme de terre) sont cuits à fortes températures. Or, la double cuisson des frites belges - une fois dans l'huile tiède, une fois dans l'huile bouillante - , est le secret traditionnel de leur goût si apprécié. 

Pas de raison de paniquer  

La porte-parole de la Commission européenne a démenti le 20 juin toute volonté de réglementer la préparation des célèbres frites belges. « La Commission n'a aucune intention de bannir la frite belge ou tout autre type de frite qui existe. Elle est très attachée aux aspects culinaires dans nos États membres. ». 

Selon France Inter, la polémique autour de la double cuisson de la frite belge est infondée. Elle aurait été lancée par un ministre flamand eurosceptique qui feignait son inquiétude. Que les Tuches de ce monde soient donc rassurés. Ce n'est pas demain que l'UE les empêchera de manger « Des frites, des frites, des frites ! ». 

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