Après un hiver particulièrement doux et une pluviométrie plus faible que la normale, plusieurs départements français ont déclenché l’alerte sécheresse.

La Bretagne prend des mesures pour économiser l’eau

Alors que le mois de mars 2017 a été le plus chaud depuis 1900, plusieurs régions de France enregistrent des déficits de pluviométrie. En Bretagne, ils sont de l’ordre de 50 % pour l’automne et l’hiver. Une situation exceptionnelle, qui a poussé les préfets de la quasi-totalité des départements bretons, en dehors du Finistère et de la Loire Atlantique, à prendre des arrêtés visant à préserver la ressource en eau. Sont notamment interdits le lavage de voitures (hors station de lavage), la vidange des piscines et plans d’eau, l’arrosage et le remplissage des piscines. En Isère, où le déficit pluviométrique par rapport à la normale a atteint cet hiver 40 %, la préfecture a également pris des mesures pour économiser l’eau.

Plusieurs départements et régions sont en alerte face au risque de sécheresse : l’Alsace et notamment le département du Haut-Rhin, les Pays de la Loire, la Nouvelle-Aquitaine, et la Haute-Garonne. Dans une moindre mesure, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes, et l’Aisne ont également été touchés par une pluviométrie moins abondante.

Des incendies qui prennent de l’avance

Conséquence de cette sécheresse, les incendies se déclenchent plus tôt cette année. Ce jeudi 27 avril 2017, un incendie a détruit 1 100 hectares de pins à Cissac-Médoc en Gironde. En tout, depuis le début de l’année 2017, on compte 200 départs de feux sur la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest.

La Bretagne fait également face à un risque d’incendies accru : à la veille du week-end de Pâques, le préfet d’Ile-et-Vilaine avait appelé la population à la prudence, et rappelé les règles d’utilisation des barbecues dans un message d’alerte.