Dans une note récente, le Muséum national d’histoire naturelle a pointé les dangers de la consommation de cuisses de grenouilles pour la biodiversité des principaux pays exportateurs, en particulier celle de l’Indonésie. 

Cuisses de grenouilles : vous ne savez pas toujours ce que vous consommez

Dans un communiqué publié ce vendredi 24 mars 2017, le Muséum national d’histoire naturelle s’est inquiété de la consommation de cuisses de grenouilles en France. Le musée a notamment pointé un décalage entre les espèces affichées sur les emballages de cuisses de grenouilles vendus au rayon surgelés et les espèces réellement consommées.

« Il existe une réelle différence entre l'espèce annoncée sur l'étiquette, la Rana macrodon, et l'espèce réellement vendue, Fejervarya cancrivora », pointe ainsi le communiqué. Si cela peut paraître dérisoire aux yeux des non-scientifiques, il s’agit en réalité d’une différence majeure, puisque « dans la classification, ces deux espèces de grenouilles sont aussi éloignées que la vache et le mouton ».

La biodiversité de l’Indonésie en danger

Les cuisses de grenouilles consommées en France ne viennent pas de l’Hexagone, puisque les grenouilles sont protégées en raison de la menace d’extinction, mais d’autres pays où les normes sont moins strictes, notamment d’Indonésie. Chaque année, la France importe 5 000 tonnes de grenouilles, dont la majorité viennent de l’archipel indonésien.

Le Muséum national d’histoire naturelle, qui s’inquiète des conséquences sur la biodiversité indonésienne de la pêche massive de grenouilles, déplore qu’aucune étude d’impact environnemental n’ait été réalisée.