L'UFC-Que Choisir déplore la présence de substances chimiques dans certains cosmétiques. Dans son dernier numéro, elle cible les produits à éviter et en conseille de plus sains.

143 substances chimiques encore présentes dans les cosmétiques

Encore trop de cosmétiques contiennent des substances toxiques et notamment des perturbateurs endocriniens. C'est le triste constat de l'UFC-Que Choisir qui propose donc un guide pour permettre aux consommateurs de choisir les produits les plus sains. Dans un communiqué, elle explique ainsi : « Malgré les alertes exprimées par les scientifiques, pas moins de 143 substances préoccupantes restent encore autorisées du fait de la lenteur des procédures européennes et du lobbying des industriels ».

Pour parvenir à ces conseils, sur les 170.000 références de son application Quelcosmétique, l'association a analysé 171 produits cosmétiques du quotidien (dentifrices, shampooings, déodorants, crèmes hydratantes, après-rasage…). Et dans son nouveau numéro, l'UFC-Que choisir recommande des produits sains. Les hommes sont ainsi invités à opter pour la mousse Pro-tech system haute précision de Mennen. En outre, pour hydrater la peau, la crème Hydreane légère de la Roche Posay, « indemne de toute substance à risque », est à privilégier.

Du dioxyde de titane toujours présent

En revanche, attention aux produits qui contiennent du dioxyde de titane, s'agissant notamment de cosmétiques susceptibles d’être ingérés, tels les dentifrices, baumes et rouges à lèvres ou encore les bains de bouche. Très étonnant puisque l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a demandé aux autorités l’interdiction de cette substance dans les produits alimentaires et ce, le plus rapidement possible...

« Mais alors que les autorités européennes examinent actuellement la conformité de cette mesure au droit européen, il n’est pas exclu que celles-ci obligent la France à ré-autoriser ce colorant nocif », déplore l’UFC dans son communiqué. Enfin, l'association réclame aux autorités européennes d'interdire sans délai les substances les plus à risque, notamment le dioxyde de titane.

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