L’Ordre des médecins a récemment proposé une réforme de l’organisation du système de santé qui s’appuie davantage sur les territoires en régionalisant le numerus clausus. L’objectif est de favoriser la coopération entre la médecine de ville et les hôpitaux mais également de revoir l’affectation des étudiants en médecine.

Une réforme pour répondre au problème des déserts médicaux

L’Ordre des médecins envisage de renforcer davantage la professionnalisation du second cycle des études de médecine jusqu’à l’internat. Cela passera par une transformation des Épreuves classantes (ECN) nationales donnant accès au 3ème cycle des études médicales en Épreuves classantes interrégionales (ECIR) sur cinq grandes inter-régions.

Plus avantageuses pour les étudiants, ces nouvelles épreuves leur permettront de concourir sur plusieurs inter-régions durant deux ans. C’est « au moment de l'internat que l'on a une chance de permettre de fixer les futurs médecins dans les régions où ils ont fait leurs études », estime l'Ordre des médecins.

Davantage de coopération entre médecine de ville et hôpitaux

Le Conseil national de l'Ordre des médecins (Cnom) a rappelé sa volonté d’instaurer un nouvel échelon au niveau local par l’intermédiaire du Bassin de proximité de santé (BPS). Ce dernier pourrait ainsi rassembler les maisons médicales, les hôpitaux privés et publics mais également les médecins exerçant en cabinet isolé.

Ces propositions émises par le Cnom visent à décloisonner l’exercice professionnel pour répondre au mieux aux besoins des patients. Le BPS pourrait ainsi être étendu à plusieurs départements ou mis en place sur deux régions, il regrouperait alors les « professionnels et usagers sous la responsabilité des élus locaux », précise le Cnom.

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