Le ministre italien de l'Agriculture, Maurizio Martina, s'est prononcé contre le renouvellement de l'autorisation du glyphosate au sein de l'Union Européenne, le 3 octobre 2017. Cet herbicide pourrait en effet être cancérigène. 

Le glysophate divise les États membres de l'Union Européenne 

À Bruxelles (Belgique), la bataille fait rage autour du glysophate, une substance utilisée dans de nombreux pesticides agricoles et ménagers. Alors que l'autorisation de vente du glysophate au sein de l'Union Européenne (UE) prendra fin en décembre 2017, les États membres sont en désaccord sur son renouvellement.

Deux études scientifiques sur le produit s'opposent en effet. D'un côté, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estime qu'il n'existe aucune preuve de la cancérogénicité du glysophate. S'appuyant sur les résultats de l'Efsa, plusieurs États souhaitent voir l'autorisation de vente du produit renouvelée pour dix ans.

L'Italie s'oppose au renouvellement de l'autorisation du glysophate

De l'autre, le Centre de recherche sur le cancer de l'OMS (CIRC) classe le glysophate comme un produit cancérigène probable. Un avis soutenu par l'Italie où Marizio Martina, le ministre de l'Agriculture, a déclaré le 3 octobre s'opposer au renouvellement de l'autorisation européenne pour le glysophate. 

En France, la position officielle du gouvernement sur cette question semble mitigée. Pour s'accorder sur le renouvellement de l'autorisation européenne du glysophate, les représentants des États membres de l'UE se réuniront les 5 et 6 octobre à Bruxelles.

À lire aussi Pesticides : les Français ont peur pour leur santé